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Avant d’aller plus loin…

23 Jan

…j’aimerais en profiter pour vous offrir un petit billet tranquille, loin de la polémique des derniers jours. Je me rends compte que dans l’excitation de publier au plus vite, j’en ai oublié les présentations… D’ailleurs, je veux souligner que la controverse ne sera pas le fond de commerce de ce blog. Bien sûr, à l’occasion, je ne m’empêcherai pas de brasser la cage, mais vous retrouverez un peu de tout ici. Des entrevues avec des gens qui ont des choses à dire (et non à vendre), des commentaires sur l’actualité, des questions surtout, des souvenirs des mes années médiatiques montréalaises, peu importe, tant que ça reste de l’ordre de l’urgence de m’exprimer, de partager et de susciter la réflexions et non de l’obligation de remplir de l’espace.

À ce propos, je dois dire que le raz-de-marée qu’a provoqué mon billet sur Loco Locass vs L’Empire vs Hugo Dumas m’a vraiment laisser sans voix! Bien sûr, je savais que ça allait faire jaser, mais à ce point… Pour avoir divulgué mes statistiques de fréquentation de ces 48 heures infernales à quelques blogueurs aguerris, je sais maintenant que j’ai réussi en quelques heures ce que beaucoup de blogs mettent des mois à atteindre: faire connaître mon blog!

À ce propos, je voudrais préciser quelque chose. Si c’est ici que Biz a accepté de commenter l’article de La Presse, c’est essentiellement dû à une question de confiance entre lui et moi. Je lui avais envoyé ma question la veille de la sortie de l’article d’Hugo Dumas (un hasard total et, il faut l’avouer, un méchant bon timing…). Comme j’ai suivi la carrière de Loco Locass depuis ses tout débuts et que j’ai réalisé plusieurs entrevues, participé à leur Musicographie et pris des bières avec eux à l’occasion, la relation de confiance était installée depuis longtemps. Et j’ai l’impression que cette exclusivité accordée par Biz faisait également office de retour d’ascenseur après toutes ces années à leur fournir de l’exposure médiatique (que ce soit à Voir ou à Radio-Canada). Biz savait très bien qu’en me donnant ses commentaires explosifs, il allait me donner un coup de pouce pour promouvoir mon blog. Drôle comme les rôles peuvent parfois s’inverser…

Cette frénésie de clicks, de retweets et de commentaires a confirmé mon envie de plonger dans cette nouvelle aventure après quatre ans de quasi-silence publique. Et si vous vous posez la question, le 2.1 qui suit le Parazzz est ironique, bien sûr, mais il est également synonyme d’un constat: celui d’être passé à une nouvelle étape dans ma vie de professionnel des communications. Je crois plus jamais au pouvoir de l’internet et à un bouleversement inévitable et irréversible de la consommation, de la production et du partage de l’information. Et je veux en faire partie.

Petit retour aussi sur mon sondage publié au moment de la mise en ligne de Parazzz 2.1. À la question: Liriez-vous un blog signé Eric Parazelli:

45% des répondants ont choisi «Peut-être si il sait être pertinent, intéressant, divertissant, etc.» Logique. Jaurais certainement répondu la même chose.

23% ont choisi: «Oui, mon intérêt pour lui et ses réflexions sont inconditionnels» Ce choix de réponse était bien sûr d’un humour auto-dérisoire et j’ose espérer que ceux et celles qui l’ont choisi en étaient conscients. Dans le cas contraire, j’essaierai d’en être digne.

14% ont choisi: «Oui, s’il ne tombe pas uniquement dans la nostalgie de sa carrière journalistique passée.» Bon à savoir et à garder en tête, mais j’ai quand même plusieurs souvenirs et secrets que je ne pourrai pas m’empêcher de vous dévoiler à l’occasion…

5% ont choisi: «Oui, même s’il faut payer pour.» C’était une blague si l’on tient compte du potentiel commercial quasi nul des blogs (sauf exception). À ceux et celles qui ont choisi cette réponse, envoyez moi vos coordonnées, je vous enverrai ma facture mensuelle… 😉

Finalement, parmi les 12% de ceux et celles qui ont laissé un autre choix de réponse, ça allait de «we luv parazellouille!», «Parazzz fut une inspiration pour moi, please blog Parazzz!», «Oui, si LUI me paye pour le faire» à «C’est qui ça Eric Parazelli?»

Et 0% ont répondu non. Alors plus question de reculer…

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De CyberBlack à Realtime Réalité: parcours d’un visionnaire atypique

18 Jan

Au moment où j’écris ces lignes, Pierre Côté vient de confirmer en-ligne que son travail avec la communauté web a porté fruit; 25 000 litres d’eau seront acheminés du Lac St-Jean à Haïti!

Quelques minutes plus tôt, un reportage complet sur lui et son show transmédia a été diffusé au Téléjournal (quelques jours plus tard que le NY Times, CNN et la BBC, qui en ont aussi fait mention, mais bon, ce ne sera pas la première ni la dernière fois que les médias traditionnels québécois sont lents sur la gâchette quand vient le temps de flairer la nouvelle, surtout qu’elle est dans leur cour…).

Ça m’a ramené beaucoup de souvenirs à propos de Pierre Côté (dont certains qu’il m’en voudrait de relater ici ;-). Je connais Pierre depuis l’époque où je l’ai rencontré dans les corridors de MusiquePlus (début des années 90). C’est lui le premier qui m’a incité à écrire des articles, des entrevues et des critiques sur la musique par le biais du site CyberBlack, premier webzine sponsorisé (par Black Label) de l’histoire du web québécois. C’est aussi lui qui m’a prêté un coin de bureau et un ordi lorsque j’ai quitté M+ pour me lancer dans le vide, avant le Voir, avant Bandepart.fm, avant Radio-Canada.

On ne s’est jamais vraiment perdu de vue, même depuis que j’habite «en région», surtout grâce à Twitter et Facebook. Et j’en ai vu passer des commentaires à son endroit. Des durs et des très durs. Je l’ai vu se faire engueuler live via skype par un disjoncté qui s’est empressé de se montrer la face sur Realtime Réalité dès qu’il a vu le compteur frôler les 2000 viewers simultanés…

Bref, oui Pierre Côté est une drôle de bébitte. Oui, il n’est pas évident à saisir. Oui, il est ultra-sensible et a besoin de se sentir exister. Mais oui, il est un visionnaire. Il est un battant. Il est un cas d’espèce et un pionnier dans la jeune histoire du web québécois.

Et ce qu’il fait avec Realtime Réalité depuis la semaine dernière tient du miracle, mais aussi de l’acharnement d’un gars qui, je l’espère de tout coeur, a enfin trouvé un filon qui mettra en valeur son potentiel et clouera le bec à ses détracteurs.

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