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La fois où Nicolas Gill a perdu aux Olympiques après cinq secondes de combat… (1996) #Numérisationencours

28 Mai

À l’été 1996, j’en étais à mes dernières semaines de travail à MusiquePlus (dans le temps de Rage et du Cimetière des CD…). Mon dernier projet était de faire équipe avec mon ami Patrick Masbourian qui devait couvrir les Jeux olympiques d’Atlanta, en recevant ses cassettes (oui, des cassettes!) par Purolator (oui, oui, dans une enveloppe à bulles!), et en dirigeant le montage de ses capsules quotidiennes.

Nicolas_Gill_Ronald_McDonaldJe me suis amusé comme un fou à monter ces capsules et à me payer la traite dans les choix musicaux pour rythmer le tout. Une de ces capsules les plus réussies, selon moi, était celle où Patrick rencontrait le judoka Nicolas Gill… après sa défaite historique à cinq secondes du début du combat pour finalement terminer septième alors qu’on le voyait plutôt potentiellement remporter une médaille. L’idée était de lui remonter le moral et Nicolas s’est prêté au jeu de l’autodérision avec un plaisir évident.

Au moment du montage, ma plus grande incertitude fut de savoir si oui ou non j’allais oser utiliser la pièce Loser de Beck pour illustrer sa défaite… Je vous laisse découvrir le résultat 😉

(Et désolé pour la friture sonore, c’est tiré d’une cassette VHS enregistrée en EP – les plus vieux comprendront…)

De CyberBlack à Realtime Réalité: parcours d’un visionnaire atypique

18 Jan

Au moment où j’écris ces lignes, Pierre Côté vient de confirmer en-ligne que son travail avec la communauté web a porté fruit; 25 000 litres d’eau seront acheminés du Lac St-Jean à Haïti!

Quelques minutes plus tôt, un reportage complet sur lui et son show transmédia a été diffusé au Téléjournal (quelques jours plus tard que le NY Times, CNN et la BBC, qui en ont aussi fait mention, mais bon, ce ne sera pas la première ni la dernière fois que les médias traditionnels québécois sont lents sur la gâchette quand vient le temps de flairer la nouvelle, surtout qu’elle est dans leur cour…).

Ça m’a ramené beaucoup de souvenirs à propos de Pierre Côté (dont certains qu’il m’en voudrait de relater ici ;-). Je connais Pierre depuis l’époque où je l’ai rencontré dans les corridors de MusiquePlus (début des années 90). C’est lui le premier qui m’a incité à écrire des articles, des entrevues et des critiques sur la musique par le biais du site CyberBlack, premier webzine sponsorisé (par Black Label) de l’histoire du web québécois. C’est aussi lui qui m’a prêté un coin de bureau et un ordi lorsque j’ai quitté M+ pour me lancer dans le vide, avant le Voir, avant Bandepart.fm, avant Radio-Canada.

On ne s’est jamais vraiment perdu de vue, même depuis que j’habite «en région», surtout grâce à Twitter et Facebook. Et j’en ai vu passer des commentaires à son endroit. Des durs et des très durs. Je l’ai vu se faire engueuler live via skype par un disjoncté qui s’est empressé de se montrer la face sur Realtime Réalité dès qu’il a vu le compteur frôler les 2000 viewers simultanés…

Bref, oui Pierre Côté est une drôle de bébitte. Oui, il n’est pas évident à saisir. Oui, il est ultra-sensible et a besoin de se sentir exister. Mais oui, il est un visionnaire. Il est un battant. Il est un cas d’espèce et un pionnier dans la jeune histoire du web québécois.

Et ce qu’il fait avec Realtime Réalité depuis la semaine dernière tient du miracle, mais aussi de l’acharnement d’un gars qui, je l’espère de tout coeur, a enfin trouvé un filon qui mettra en valeur son potentiel et clouera le bec à ses détracteurs.

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